L’architecture du maquis est une formidable école d’hydrologie régénérative.
Ayant coévolué avec une alternance de périodes arides et de pluies torrentielles, cet écosystème a développé des mécanismes naturels sophistiqués pour gérer l'eau en maximisant l'infiltration, ralentissant le ruissellement et captant l’eau athmosphérique.


  • L'interception de la pluie : La structure dense et étagée du maquis fragmente les gouttes de pluie violentes, évitant le phénomène de battance.

  • Le frein mécanique au ruissellement : L'enchevêtrement des tiges ligneuses au niveau du sol agit comme une succession de micro-barrages naturels qui ralentissent l'eau dans les pentes.

  • L’infiltration par le système racinaire : Le maquis combine des racines pivotantes profondes qui fissurent la roche, et des racines fasciculées superficielles qui captent l'eau de surface. Ces réseaux créent des voies d'infiltration profondes permettant à l'eau de recharger les nappes plutôt que de s'évaporer.

  • La rétention de la litière et de l'humus : Les feuilles coriaces du maquis se décomposent lentement. Elles forment une couche d'humus acide et dense qui retient plusieurs fois son poids en eau et protège le sol du dessèchement solaire.

  • La condensation foliaire : En été, les feuilles du maquis captent l'humidité nocturne et les brouillards marins. Cette eau ruisselle le long des branches jusqu'au pied de la plante par le phénomène de stemflow, auto-irriguant ainsi le système en pleine sécheresse.



“Apprenez de la nature,
vous y trouverez votre futur”.
Leonardo da Vinci

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